En avril 1959, Vince Taylor, l'ange noir du Rock and Roll européen, sort Brand New Cadillac, édité par le label anglais Parlophone. Il sortira en France en mars 1962 édité par Odéon. La version présentée ici date de 1979. Malgré tout, le son est quasiment identique à celui de la version de 1959, seule la voix de Vince apparaît légèrement voilée.
Bon, c'est du surf, c'est clairement mid sixties, c'est une reprise du tube créé par The Surfaris, mais c'est du live et il y a un batteur du tonnerre.
La tournée européenne de Gene Vincent en 1963 passe par Bruxelles. Fort heureusement, la télévision Belge va enregistrer une partie du concert. Il est à noter que ce ne sont pas ses célèbres Blue Caps qui accompagnent Gene mais les franco-belges Sunlights. La dictature des syndicats était déjà très stricte à l'époque. Il fallait que les artistes soient accompagnés par de musiciens français pour jouer en France.
Quant à la claudication très nette de Gene, elle est due à un accident de moto survenu en 1955. Percuté par une conductrice qui avait négligé de s'arrêter au feu rouge, il avait failli être amputé de la jambe gauche. Sa jambe le fera toujours souffrir. Le 17 avril 1960, alors qu'il accompagnait Eddie Cochran dans une tournée américano-britannique, le taxi qui les emmenait vers l'aéroport à un accident. Cochran trouve la mort, quant à Gene sa jambe est à nouveau sévèrement endommagée. Malgré la douleur, il va continuer les tournées et ce quasiment jusqu'à sa mort en 1971.
Rocky road blues / Be bop a lula / Long tall Sally.
Nous remontons maintenant dans l'antiquité sacrée, les années trente pour présenter une véritable rareté: Kickin' The Gong Around. Cette chanson est une manière de sequel à son titre phare Minnie The Moocher. Elle met en scène Smoky Joe aux prises avec son opiumanie. La séquence est extraite du Big Broadcast Movie de 1932.
Kickin' the Gong Around
It was down in Chinatown, All the cokies laid around, Some were high and some were mighty low; There were millions on the floor When a knock came on the door, And there stood old Smoky Joe.
He was sweatin', cold and pale, He was lookin' for his frail, He was broke and all his junk ran out; Nobody made a sound, As he stood and looked around, And then you hear old Smoky shout:
Saying, "Tell me where is Minnie? My poor Minnie! Has she been here, Kicking the gong around?"
"If you don't know Minnie, She's tall and skinny, She gets her pleasure Kicking the gong around!"
[Scat chorus]
"Just tell her Smoky Joe Was here and had to go." And as he departed, The curtains parted, And there stood Minnie Kicking the gong around!
Si je ne devais garder qu'un seul disque de jazz, ce serait assurément un disque de Cab Calloway.
Comme il existe un excellent blog entièrement dédié à l'artiste, je ne vais pas me lancer dans une biographie qui ne pourrait qu'être incomplète. Aussi, je me propose de partager avec vous, à travers une série de billets, ma passion pour son oeuvre via les quelques soundies et autres vidéos que l'on peut trouver en ligne.
Aujourd'hui, il s'agit de "The Calloway Boogie". Le morceau a été initialement enregistré à New-York, le 11 décembre 1947 par cab avec son big band. A proprement parler, ce n'est plus véritablement du boogie (la version présentée ici lorgne presque vers le be-bop), mais quel tempo. La vidéo en ligne date du début des années 50, la formation est réduite mais diablement efficace. On notera la présence de Jonah Jones à la trompette et vraisemblablement de Milton Hinton à la contrebasse.
The Calloway Boogie
Here's a little tune we're gonna play for you, There ain't nothin' to it and it's easy to do: Called the Calloway Boogie, It's the Calloway Boogie, Keeps you groovy twenty-four hours a day!
If you like music with a boogie beat, Here's a little ditty that's really all reet! It's the Calloway Boogie, It's the Calloway Boogie, Keeps you groovy twenty-four hours a day!
I woke up with the blues the other day, The cats started jamming and they blew away. With the Calloway Boogie, The Calloway Boogie, Keeps you groovy twenty-four hours a day!
We play waltzes, bebop and jive, But here's the kind of music that keeps you alive! It's the Calloway Boogie, It's the Calloway Boogie, Keeps you groovy twenty-four hours a day!
If you like boogie with some hi-de-ho, Just listen to me, here's the way it goes: Hi-de-hi-de-hi-de-hi! Ho-de-ho-de-ho-de-ho! Keeps you groovy twenty-four hours a day!
Wikipedia: Un véhicule conceptuel (ou concept-car) est un prototype de véhicule développé pour présenter des nouveautés technologiques ou de design. Ces véhicules peuvent rester à l'état de prototype ou être mis en production.
1951 - Cadillac Le Sabre
La Cadillac Le Sabre est un des premiers concept cars à utiliser des matériaux haute technologie tels que le magnésium. C'est aussi sur ce modèle que la marque teste l'aluminium en tant que matériau de carrosserie. Il est à noter que les ailerons renferment des réservoirs souples contenant de l'alcool methylique. Lorsque la pédale d'accélérateur est enfoncée au dela de la moitié de sa course, les réservoirs d'alcool injectent le produit afin de délivrer un surcroît de puissance.
1955 - GMC L'Universelle Truck
Dévoilé en 1955, L'Universelle Truck est censé présenter ce que seront dans un avenir proche les véhicules de livraison. En fait, il va servir de base pour les premiers vans de la marque Chevrolet.
1956 - Buick Centurion
La Centurion est un coupé aérodynamique dépourvu de rétroviseurs. Ces derniers sont remplacés par une caméra vidéo placée à l'arrière du véhicule. Lorsque les portes s'ouvrent, les sièges avant avancent électriquement afin de faciliter l'accès aux places arrières.
1956 - Oldsmobile Golden Rocket
Lorsque les portes papillon de la Golden Rocket s'ouvrent, les sièges pivotent vers l'extérieur tout en s'élevant légèrement afin de faciliter la sortie des passagers. La colonne de direction est réglable en hauteur.
1958 - Pontiac Firebird III
La carrosserie de la Firebird III est en fibre de verre et le "cockpit" en plexiglas aviation. Afin d'être complètement cohérente, elle a troqué le traditionnel volant pour un manche à balais.
Afin de célébrer à ma manière le pied de nez de Johnny Halliday au fisc français, voici son troisème Scopitone: "Une boum chez John".
Il s'agit d'un film, format 16 mm, d'Alexandre Tarta, tourné en 1960. Les prises de vues ont été réalisées en play-back, le son étant repiqué depuis le 45 tours sur une piste magnétique et ajouté au film après développement.
UNE BOUM CHEZ JOHN
Si tu m'avais dit ce soir je vais chez John Je n'aurais pas donné vingt-trois coup de téléphone Si tu m'avais dit que t'allais danser chez lui Je ne serais pas devenu cinglé
J'aurais pas crevé les pneus de tes amis Et j'aurais pas sorti tous les crooneurs d'Orly Si tu m'avais dit je vais chez John
Si tu voulais pas, oh oui, que je te soupçonne Fallait me dire voilà je vais chez John En allant chez Johnny tu fais de mal à personne Mais bon sang je n'y vais pas
J'ai fais des dégâts, un drôle de fracas Et j'ai ameuté tous les flics du quartier Si tu m'avais dit je vais chez John
Si tu voulais pas, oh oui, que je te soupçonne Fallait me dire voilà je vais chez John En allant chez Johnny tu fais de mal à personne Mais moi, bon sang je n'y vais pas
J'ai fais des dégâts, un drôle de fracas Et j'ai ameuté tous les flics du quartier Si tu m'avais dit je vais chez John
Si tu veux, baby, qu'un jour je te pardonne Tous les embêtements que tu m'occasionne N'oublie plus maintenant de prévenir ta bonne Quand y aura une boum chez John
Et si tu veux faire encore mieux Et si tu veux vraiment que je sois très content Laisse tomber ce bon John Laisse tomber ce bon John Laisse tomber ce bon John Laisse tomber ce bon John Laisse tomber ce bon John Laisse tomber ce bon John Laisse tomber ce bon John Laisse tomber ce bon John