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Samedi 9 septembre 2006

Sweet Soul Music - Arthur Conley (1966)

A la demande générale d'un de mes lecteurs (Hi Bob!), je vais sortir du domaine de ce blog pour parler de la Soul Music.


L'apparition de la Soul Music correspond à peu près à la fin du Rock and Roll. Elle est le fruit de la rencontre du Gospel avec un Rythm and Blues qui s'est urbanisé. Le terme apparait pour la première fois dans le titre d'un album de Ray Charles et Milt Jackson sorti en février 1959 " Soul Brothers", il réapparaîtra d'ailleurs dans son album de novembre 1961 " Genius+Soul=Jazz ". Si la Soul Music reprend à son compte bon nombre des techniques vocales du Gospel, il n'en reste pas moins vrai que ses thèmes sont profanes et ont souvent une connotation sexuelle explicite.


It's The Same Old Song - The Four Tops (1965)

Deux courants majeurs forment la Soul Music. La Northern Soul, influencée par la Pop, nettement plus dansante, distribué principalement à travers le label Tamla Motown. Elle est produite par des artistes tels que Marvin Gaye, Gladys Knight and the Pipes, the Four Tops, The Supremes, Martha and the Vandellas, The Temptations, Stevie Wonder. la Southern Soul est plus proche des racines musicales afro-américaines traditionnelles et est distribuée principalement à travers le label Stax. Les artistes Southern sont, entre autres, Booker T and The MG's, The Bar-Kays, Eddie Floyd, Isaac Hayes, Otis Redding, Rufus Thomas, Albert King.


Green Onions - Booker T & The MG'S (1967)

Les années 60 voient l'explosion de la musique pop blanche. Les groupes se multiplient, le genre se diversifie en une multitude de courants (Los Angeles sound,  San Francisco sound, acid rock, folk, ...). Cette accélération devient évidente avec l'apparition du rock britannique qui traverse les océans pour conquérir le jeune public US. La particularité de la Soul Music est d'être faite par des artistes afro-américains pour un public afro, via des labels afros et enrengistrés par des équipes techniques afros. La Soul Music est la réponse des afro-américains à ce déferlement auxquels ils se sentent étrangers. Son apparition correspond avec l'apparition de la prise de conscience collective des noirs américains, la naissance du mouvement pour les droits civiques. Elle sera également le véhicule idéal de cette prise de conscience avec des titres tels que "I'm black and I'm proud" (1968) de James Brown:

" Now we demand a chance to do things for ourserlf
We're tired of beatin' our head against the wall
And workin' for someone else
We're people, we're just like the birds and the bees
We'd rather die on our feet
Than be livin' on our knees
Say it loud, I'm black and I'm proud ".


Ce même James Brown sans oublier Curtis Mayfield vont pousser la logique du genre en augmentant la syncopation ce qui débouchera sur la création du Funk au début des années 70. Sly and the Family Stone, George Clinton, bootsy Collins, Tower of Power contribueront au succès de ce genre nouveau de la Soul Music. La Soul Music perdra rapidement les faveurs du public avec l'arrivée du Disco, avatar mièvre et commercial de peu d'intérêt. Les puristes affirment que le genre est mort avec la sortie en 1974 de l'album de Stevie Wonder " Songs in the Key of Life ".

 

Please, please, please - James Brown

Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Dimanche 3 septembre 2006

Amos Milburn - Down The Road Apiece (1946)

Le Rythm and Blues est une évolution populaire du jazz qui a son tour donnera naissance au Rock and Roll. Les titres Jazz précurseurs sont, entre autres, "One o'Clock Jump" de Count Basie (1937) et "Flying Home" de Lionel Hampton (1942). C'est une musique uniquement afro-américaine. Durant les années 40, le Boogie Woogie conquiert un auditoire d'autant plus important qu'il est réceptif à ce style rapide et syncopé. Contrairement au Jazz, la formation est plus réduite et l'instrument roi en est le saxophone. D'une manière générale, le combo Rythm and Blues est basé sur une section rythmique composée de cuivres, la partie basse est assurée par une contrebasse slappée et la partie mélodique est la plupart du temps assurée par le piano. Le chant reprend la tradition des Blues Shouters. Jusqu'en 1949, ce genre musical était connu sous le nom de "race music". En 1949, Jerry Wexler journaliste pour le magazine Billboard invente le terme "Rythm and Blues" pour ôter le côté péjoratif que lui conférait jusqu'à présent l'ancienne dénomination.


Louis Jordan - Caldonia (1945)

Le Rythm and Blues en tant que musique noire souffrait dans les années 40 et au tout début des années 50 de la ségrégation. Il était impensable d'imaginer qu'elle puisse être diffusée par des stations "blanches" en dépit du fait que le public blanc écoutait de plus en plus ces radios et se déplaçait dans les cabarets ou les salles de concert pour écouter cette musique. La jonction avec le Rock and Roll sera assurée par des artistes  comme Fats Domino ou Little Richard dont les formations étaient typiquement Rythm and Blues.


Big Joe Turner - Shake Rattle and Roll (1951)

Parmi les figures emblématiques du Rythm and Blues, Louis Jordan (1908 - 1975), Big Joe Turner, Wynonie Harris, Roy Brown, Amos Milburn occupent le peloton de tête. Nombre de leurs standards seront repris par les grands noms du Rock and Roll: Shake rattle and Roll, Good Rockin' Tonight, Down the Road Apiece, ... Le genre sera boudé par le public avec l'arrivée du Rock and Roll et ce d'autant plus facilement que bon nombre d'artistes verront leurs contrats non reconduits, les maisons de disques préférant soutenir les carrières de leurs jeunes poulains. Par la suite des groupes tels que les Rolling Stones, qui reprirent en 1965 "Down The Road Apiece" dans leur deuxième album, n'hésitèrent pas à reconnaitre que ces musiciens avaient exercé une influence sur leur musique. En 1981, le rocker britannique Joe Jackson sortira "Jumpin' Jive" un album résolument  rétro, hommage à Louis Jordan et Cab Calloway.


Louis Jordan - Beware (1946)

Le Rythm and Blues malgré tout va continuer sa lente évolution. Avec le Rock and Roll, il va lentement mais sûrement s'acheminer vers la Soul Music. C'est alors que les Solomon Burke, Otis Redding, Wilson Pickett, Ben E. King et tant d'autres prendront le relais. Mais c'est une autre histoire.
Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Dimanche 3 septembre 2006
Quelques vidéos tirées du film:


1- Générique, "The Girl  Can't Help it " par Little Richard.



2- 1er cabaret, "Ready Teddy" par Little Richard



3- Studio de répétition, "Be Bop a Lula" par Gene Vincent & The Blue Caps



4- Marty "Fats" Murdock appelle Tom Miller, "Twenty Flight Rock" par Eddie Cochran



5- Rock and Roll Jubilee, "Blue Monday" par Fats Domino



6-
Rock and Roll Jubilee, "You'll Never Know" par The Platters
Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Samedi 2 septembre 2006


Lucille Ball et Desi Arnaz, son mari à la ville comme à l'écran, couple vedette de la sitcom "I love Lucy"  présentent la Ford Fairlane Skyliner.

"I Love Lucy" totalise 179 épisodes de 25 minutes. Elle a été diffusée entre 1951 et 1957 sur la chaîne CBS. C'est une série culte régulièrement rediffusée aux USA. La série était jouée chaque soir en direct devant un public. Le couple a créé sa maison de production "Desilu" qui produira entre autres les cultissimes "Les Incorruptibles" et "Star Trek". La série a aussi contribué à fixer les stéréotypes du genre. Techniquement parlant elle adopte une pellicule de 35 mm, format toujours utilisé pour les sitcoms. Le succès constant poussa de nombreuses vedettes à participer ponctuellement à certains épisodes.

Quelques génériques de "I Love Lucy" et publicités d'époque fort peu politiquement correctes aujourd'hui. Ma contribution aux efforts de l'état contre la tabagie.
Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Jeudi 31 août 2006
Glenn Ford
01/05/1916 - 30/08/2006





Blackboard Jungle - 1955
Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Jeudi 31 août 2006
PLANET STORIES - juillet 1952
publication de la 1ère nouvelle de Philip K. Dick "Beyond lies the Wub"
couverture de Allen Enderson


L'âge d'or des ces magazines s'étend grosso modo du milieu de 1925 jusqu'à 1957. Ce sont les héritiers des romans feuilletons que les anglo-saxons appelaient "dime novel". Imprimés sur du papier de piètre qualité (woodpulp) pour réduire les coûts de fabrication, ils étaient initialement vendus alentour de 10 cents (le prix ne dépassa pas le quarter durant les fifties). Le format des récits publiés était principalement celui de la nouvelle, chaque numéro en publiant plusieurs. Au tout début, il n'y a pas à proprement parler de magazines spécialisés dans tel ou tel thème. La spécialisation apparaîtra essentiellement dans les années vingt. A partir de cette période vont naitre des publications dédiées à la science-fiction, au fantastique, au detective novel voire aux récits à l'eau de rose.

AMAZING STORIES - Septembre 1927
1ère publication de la nouvelle de H.P. Lovecraft "The Colour Out  of Space"
couverture de Frank R. Paul


Si le pulp dans son format et sa clientèle cible peut être assimilé peu ou prou au "roman de gare" moderne, il a été pour nombre d'auteurs majeurs de science-fiction ou de fantastique non seulement une formidable école mais également un moyen de se faire connaitre du monde de l'édition. Des écrivains de roman noir reconnus comme Dashiell Hammett (sous le nom de Peter Collinson
), Raymond Chandler ou  Ed Mc Bain (sous le nom de Evan Hunter) firent leurs débuts dans des pulps spécialisés dans les hard boiled stories tels que Detective Story ou Black Mask. On peut affirmer que ces pulps furent le creuset du roman noir. Des personnages récurrents de récits d'aventure tels que Flash Gordon, Doc Savage, Tarzan ou Zorro naquirent dans l'univers du pulp. Quant au monde de la science-fiction et du fantastique des auteurs comme Arthur C. Clarke, Robert E. Howard, A.E. Van Vogt, Isaac Asimov par exemple ont vu leurs premiers récits publiés par ces pulps.

ASTOUNDING STORIES - juin 1940
Publication de la nouvelle de Robert Heinlein "The roads must roll"
qui sera incluse avec d'autres dans le recueil "L'Histoire du Futur"
couverture de Rogers


Le format survivra difficilement aux restrictions sur le papier durant la seconde guerre mondiale pour tomber en désuétude au milieu des années cinquante concurrencé par les comics et le livre de poche. Néanmoins quelques uns réussiront à durer jusque dans les années 70 tels Amazing Stories (premier pulp spécialisé science-fiction), Astounding Stories et If qui perdurera jusque dans les années 80.

Dans les années 70, les éditions J'ai Lu publièrent une série de compilations des meilleurs récits compilés par Jacques Sadoul (en cherchant un peu on les trouve assez facilement):

- Les Meilleurs Récits de Amazing (1974)
- Les Meilleurs Récits de Astounding Stories – période 34/37 (1974)
- Les Meilleurs Récits de Astounding Stories – période 38/45 (1979)
- Les Meilleurs Récits de Weird Tales – période 25/32 (1975)
- Les Meilleurs Récits de Weird Tales – période 33/37 (1975)
- Les Meilleurs Récits de Weird Tales – période 38/42 (1979)
- Les Meilleurs Récits de Weird Tales (1989)
- Les Meilleurs Récits de Planet Stories (1975)
- Les Meilleurs Récits de Wonder Stories (1976)
- Les Meilleurs Récits de Unknown (1976)
- Les Meilleurs Récits de Famous Fantastic Mysteries (1977)
- Les Meilleurs Récits de Startling Stories (1977)
- Les Meilleurs Récits de Fantastic Adventures (1978)
- Les Meilleurs Récits de Thrilling Wonder Stories (1978)

FAMOUS FANTASTIC MYSTERIES - août 1940
"Darkness and Dawn" est un fascinant récit d'aventure sur fond de fantasy
G.A. England s'est visiblement inspiré des Elois et des Morlocks
couverture de Virgil Finlay


Les pulps donnèrent aussi leur chance à de nombreux illustrateurs de grand talent comme Rudolph Paul, Earl K. Bergey, Tom Adams, Frank Frazetta,...
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Mardi 29 août 2006






Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Mardi 29 août 2006

La production automobile américaine de la fin des années 40 recèle la créativité qui va exploser durant les fifties. Certains modèles font figure de précurseurs de par leur magnificence. La Chrysler Town and Country Convertible 1946/1948 figure parmi ces modèles d'exception.


Elle constitue à mon sens l'aboutissement de cette catégorie particulière de véhicules qui mêlent la tôle d'acier à diverses essences de bois, appelés Woodies aux USA. La Town and Country fut produite par Chrysler de 1946 à 1948. Il s'agit d'un véhicule de petite série puisque seuls 3.462 exemplaires furent produits, vendus 3.395$.


Les panneaux de bois sombres sont réalisés en acajou, alors que le cadre, plus clair est fait en frêne blanc. La Town and Country a été également déclinée en Station Wagon (break - 3.681$), Hardtop (4.003$), et Sedan (berline - 2.880$).


Comme beaucoup d'américaines de cette époque, il s'agit d'une propulsion. Elle est mue par un 8 cylindres de 5.302 cm3 développant 135cv à 3.400 tours. Elle accuse le poids respectable de 1.965 kg. Malheureusement, il ne reste plus que 382 exemplaires survivants et seuls quelques uns en Europe.


L'originalité du modèle, sa ligne parfaite, la qualité des matériaux, de l'ajustage, de la finition sans oublier les divers accessoires, tout concourt à faire de ce modèle le pendant automobile de ce que les légendaires canots Riva furent pour le monde du nautisme: un must inoubliable.

Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Lundi 28 août 2006

Lorsque l'on me demande quel est le meilleur film  sur les années 50, je réponds sans aucune hésitation American Graffiti. Et pourtant, il y a  un paradoxe, car l'histoire se déroule en 1962. En fait, le film traite à la fois le thème de la fin de l'adolescence et de l'Amérique au sortir des années 50. Ces deux thèmes se rejoignent car en fait il s'agit d'un film sur la fin de l'innocence malgré la légèreté de ton. A la fin du film, les personnages ont évolué tout comme l'Amérique qui avec les années 60 va connaître la guerre du Viet Nam et le désenchantement.


En lecteur assidu de Joseph Campbell, George Lucas sait qu'une bonne histoire est avant tout celle qui reprend les grands schémas que l'on retrouve dans toutes les mythologies. Le personnage principal, Curtis Henderson, n'est encore au début du film qu'un ado venant de terminer le lycée et qui se pose des questions sur son avenir. Partir ou rester, tel est le choix qu'il va devoir faire pendant cette nuit qui va finir par ressembler à un parcours initiatique. La structure est plutôt classique. Unité de temps, le film se déroule sur une seule nuit. Unité de lieu, le film se déroule dans la même ville. Les trajectoires apparemment séparées des 4 personnages principaux ne dérogent pas à la classique unité d'action, tant elles s'entremêlent. Il y a également une parfaite symétrie, chaque personnage masculin trouve son pendant féminin.


La thématique "lucasienne" est présente:
passion des véhicules, obsession de la vitesse, départ du héros. Elle est directement tirée de la jeunesse californienne de Lucas qui était passionné de mécanique, de vitesse et qui faillit perdre la vie dans un accident de voiture. Le cruisin' dans les rues de Modesto, les drive-in remplis de teen-agers, le rock and roll distillé par la radio et les juke-boxes, les runs où se mesurent les muscle cars, tout sonne juste car ce sont avant tout des souvenirs personnels transposés à l'écran.


En fait, George Lucas tourne ce film comme s'il s'agissait d'un documentaire. Il a recours au Techniscope en lieu et place du Cinémascope car ce format n'utilise pas d'objectif anamorphique, ce qui réduit la hauteur de l'image de moitié, occasionnant une perte de qualité rendant l'aspect légèrement granuleux du 16mm. Tournant essentiellement la nuit, Lucas utilise l'éclairage public et celui des boutiques. Délibérément, il ne donne que peu voire pas de consignes de jeu à ses acteurs. Ron Howard se rappelle: " Il arrivait souvent que l'on ne sache pas où étaient placées les caméras. On ignorait si l'on était filmé en gros plan par un objectif de longue focale. Quand on interrogeait george à ce sujet, il refusait de répondre. Il vous disait simplement de continuer à jouer. [...] En voyant nos prestations à l'écran, je me suis rendu compte que l'on arrivait ainsi à une parfaite honnêteté et à un naturalisme qui donnaient beaucoup de crédibilité aux personnages. "


La distribution est riche de jeunes talents prometteurs. Richard Dreyfuss (Curtis Henderson), Cindy Williams (Laurie henderson), Ron Howard (Steve Bolander), Harrison Ford (Bob Falfa), Paul Le Mat (John Milner), Candy Clark (Debbie Dunham), Charles Martin Smith (Terry "the toad" Fields), Mackenzie Phillips (Carol) , Suzanne Somers (la blonde dans la T-bird).


American Graffiti innove aussi dans le domaine de la bande son. C'est un des tout premiers films à donner une place aussi importante à la musique. Une bonne quarantaine de standards illustre le film
. L'adoption de la bande sonore ne se fit pas sans peine tant elle rompait avec ce qui se faisait alors. Lorsque Lucas présenta sa liste de titres au responsable des musiques d'universal studios, ce dernier faillit s'étouffer: "Il n'y a pas de précédent. pourquoi n'engagerions nous pas plutôt un orchestre pour réenregistrer toutes les chansons?".

Les cinéphiles remarqueront la plaque d'immatriculation

La musique est à ce point importante que le fil rouge qui la relie aux quatres histoires est assuré par le disc-jockey de la station de radio locale: Wolfman Jack. Là encore Lucas va innover en utilisant les bandes originales des émissions du Wolfman. Bien qu'apparemment secondaire son importance est réelle. L'émission nocturne qu'il anime cristallise toutes ces frivolités qui semblent importantes durant l'adolescence et le Wolfman est là, présent, à l'écoute. Son exubérance, son débit si particulier, sa voix éraillée vont marquer durablement les esprits à tel point qu'on le retrouvera dans le saison 11 des Simpson sous les traits de Wolfguy Jack, patron d'un resto rétro.


Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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Lundi 28 août 2006

Surfant sur la vague du retro teen-age movie lancée par American Graffiti, deux metteurs en scène débutants, Stephen Verona et Martin Davidson, eurent l'idée, en 1974, de réaliser un film retraçant le passage à l'âge adulte de quatre copains dans un quartier de Brooklyn.


La distribution là aussi est riche en jeunes talents prometteurs. Sylvester Stallone (Stanley Rosiello), Henry Winkler (Butchey Weinstein), Perry King (Chico Tyrell) et Paul Mace (Wimpy Murgalo) qui interprètent les membres du social club "The Lords of Flatbush". A noter également la présence de Susan Blakely (Jane Bradshaw) et d'Armand Assante qui est crédité d'un petit rôle à la fin du film lors de la scène du mariage.


Henry Winkler tient là son premier rôle au cinéma, il se servira du personnage de Butchey pour bâtir sa légendaire interprétation de Fonzie dans la série télévisée Happy Days. Quant à Stallone il livre une interprétation de son personnage inspirée de la prestation de Brando dans "On the waterfront". Il y a également beaucoup du Rocky Balboa à venir dans son Stanley Rosiello, grand, costaud, pas méchant pour deux sous et embarrassé avec les filles.


Désoeuvrés, les "Lords of Flatbush" passent leurs journées dans le club de billard du quartier, tirant une caisse à l'occasion lorsqu'ils ne squattent pas le drugstore local où ils boivent des sodas et draguent les bobby-soccers locales. Il leur arrive aussi d'avoir à faire le coup de poing contre les bandes rivales des quartiers environnants.


Comme tous les ados, la vie semble les tirailler et chacun commence à se chercher. Stanley Rosiello qui vit en ménage avec Frannie depuis quelques temps se décide à l'épouser lorsqu'elle lui annonce qu'elle est enceinte. Chico Tyrell, l'éternel adolescent fier de sa grosse cylindrée quant à lui tourne autour de Jane Bradshaw, la fille d'un colonel qui en définitive va l'éconduire. La bande perd sa cohésion. Seuls Butchey et Wimpy restent fidèles à l'esprit des Lords, refusant de grandir.


La citation: Stanley est dans une bijouterie avec Frannie. Cette dernière demande à voir les bagues de fiançailles. Au bout d'un instant, il lui demande de sortir et de l'attendre dehors. Il s'adresse alors au vendeur: " If you ever show my girl a ring like that again, you know what's gonna be written on your tombstone? I was dumb enough to show Frannie Malincanico a $1600 ring. Ya got that ?".

Pour une raison que je ne m'explique pas, ce film pour sa sortie française a été intitulé "Les mains dans les poches".
Par Harald - Publié dans : haraldsgraffiti
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