Sweet Soul Music

Publié le par Harald


Sweet Soul Music - Arthur Conley (1966)

A la demande générale d'un de mes lecteurs (Hi Bob!), je vais sortir du domaine de ce blog pour parler de la Soul Music.


L'apparition de la Soul Music correspond à peu près à la fin du Rock and Roll. Elle est le fruit de la rencontre du Gospel avec un Rythm and Blues qui s'est urbanisé. Le terme apparait pour la première fois dans le titre d'un album de Ray Charles et Milt Jackson sorti en février 1959 " Soul Brothers", il réapparaîtra d'ailleurs dans son album de novembre 1961 " Genius+Soul=Jazz ". Si la Soul Music reprend à son compte bon nombre des techniques vocales du Gospel, il n'en reste pas moins vrai que ses thèmes sont profanes et ont souvent une connotation sexuelle explicite.


It's The Same Old Song - The Four Tops (1965)

Deux courants majeurs forment la Soul Music. La Northern Soul, influencée par la Pop, nettement plus dansante, distribué principalement à travers le label Tamla Motown. Elle est produite par des artistes tels que Marvin Gaye, Gladys Knight and the Pipes, the Four Tops, The Supremes, Martha and the Vandellas, The Temptations, Stevie Wonder. la Southern Soul est plus proche des racines musicales afro-américaines traditionnelles et est distribuée principalement à travers le label Stax. Les artistes Southern sont, entre autres, Booker T and The MG's, The Bar-Kays, Eddie Floyd, Isaac Hayes, Otis Redding, Rufus Thomas, Albert King.


Green Onions - Booker T & The MG'S (1967)

Les années 60 voient l'explosion de la musique pop blanche. Les groupes se multiplient, le genre se diversifie en une multitude de courants (Los Angeles sound,  San Francisco sound, acid rock, folk, ...). Cette accélération devient évidente avec l'apparition du rock britannique qui traverse les océans pour conquérir le jeune public US. La particularité de la Soul Music est d'être faite par des artistes afro-américains pour un public afro, via des labels afros et enrengistrés par des équipes techniques afros. La Soul Music est la réponse des afro-américains à ce déferlement auxquels ils se sentent étrangers. Son apparition correspond avec l'apparition de la prise de conscience collective des noirs américains, la naissance du mouvement pour les droits civiques. Elle sera également le véhicule idéal de cette prise de conscience avec des titres tels que "I'm black and I'm proud" (1968) de James Brown:

" Now we demand a chance to do things for ourserlf
We're tired of beatin' our head against the wall
And workin' for someone else
We're people, we're just like the birds and the bees
We'd rather die on our feet
Than be livin' on our knees
Say it loud, I'm black and I'm proud ".


Ce même James Brown sans oublier Curtis Mayfield vont pousser la logique du genre en augmentant la syncopation ce qui débouchera sur la création du Funk au début des années 70. Sly and the Family Stone, George Clinton, bootsy Collins, Tower of Power contribueront au succès de ce genre nouveau de la Soul Music. La Soul Music perdra rapidement les faveurs du public avec l'arrivée du Disco, avatar mièvre et commercial de peu d'intérêt. Les puristes affirment que le genre est mort avec la sortie en 1974 de l'album de Stevie Wonder " Songs in the Key of Life ".

 

Please, please, please - James Brown

Publié dans haraldsgraffiti

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Diane 10/09/2006 10:19

Super morceaux !Super blog !Bravo !